Domi et Pierol au tour du monde

Novembre 2009 – Novembre 2010
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Saloperie de bus : episode 2 (le 16/09)

Cyber Cafe de la Sim’s guesthouse. Chengdu. 8 heures du matin. Domi au clavier.

Notre bus demarrait a 6h30. Il est 8h… Bien vu : on ne l’a pas pris !

On avait oublie de se renseigner sur l’etat de la route et c’est ce qu’on a fait ce matin dans un moment de lucidite, avant d’embarquer. Sinueuse. Boueuse. A flanc de montagnes. En travaux. Dangereuse a cause des glissements de terrain… Il n’en faut pas plus pour changer nos plans. Encore une fois !

La region avait pourtant l’air magnifique, mais on veut avant tout eviter une nouvelle crise (je me connais, Pierol me connait, vous me connaissez), et on n’en a vraiment pas besoin tout de suite. Deuxieme fois qu’on achete des billets pour rien cela dit, ca commence a taper sur les nerfs de Pierol.

Il est peut etre temps de rentrer finalement ?! Je n’ai plus envie de prendre de risques. Aussi spectaculaire soit le bout du chemin, on en a pris plein les yeux ces 10 derniers mois, et moi je n’ai plus le courage ni l’envie de jouer les aventuriers pour quelques paillettes de plus…

On va donc continuer sagement la Chine sur les sentiers battus, aller voir un bouddha geant avec les cars de touristes, prendre la pose devant l’armee de terre de Xian et suivre un bout de grande muraille depuis Pekin.

Il faudra revenir quand on aura decante toutes nos aventures et que le besoin d’inconnu se fera  a nouveau ressentir. Mais la, pas de forcing…

Desoles pour ceux qui essayent de nous suivre et qu’on perturbe avec tous ces changements d’itineraires. La, c’est decide, ce sera Chengdu-Xian-Bejing, et point. Et puis aussi mes excuses, la, en live, avec tous nos lecteurs pour temoins, a Pierol, qui ne doit pas trouver ca facile tous les jours de voyager avec moi ;-).

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 1 h 06 min.

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De Shangri-La au Sichuan (du 13/09 au 16/09)

Pour notre dernier jour a Shangri-La, on a eu de la chance : on a assiste a la grande fiesta de l’annee, une sorte de parade de toutes les ethnies tibetaines descendues de leurs montagnes pour l’occasion ! Les nuages se sont dissipes 2 heures, comme s’ils n’osaient pas gacher l’arc-en-ciel de couleurs des costumes locaux. Franchement, on est gates, les enfants sont tout « encarnavales », il y a des danseurs, de la musique, des petards, c’est la fete au village quoi !

Certain trouveraient leurs costumes ridicules, mais nous on aime. C’est si chouette de voir des gens fiers de leurs coutumes et qui se promenent en toques a fourrure et pantalons roses fluos ! Vive la fantaisie tibetaine :-)

On court a l’aeroport direct apres le festival pour attrapper notre petit avion direction Chengdu. On avait hesite, mais une heure d’avion contre 36 heures de bus/train, c’est le plus lourd que l’air qui l’a finalement emporte.

Pas de crise cette fois, et c’est donc depuis 2 jours que nous visitons la capitale du Sichuan, une enooorme ville de 5 millions d’habitants. Il fait brumeux ici, mais on est contents de se retrouver a 27 degres apres le grand froid de Shangri-La. On se demande un peu ce qu’on va faire de toutes les couches achetees la-haut, mais bon, ca pourra toujours servir aux sports d’hiver. Y a plus qu’a les trimballer dans nos sacs :-)

Chengdu… trop grand pour nous mais etape obligee car c’est ici qu’on trouve les fameux pandas geants du Sichuan. C’est ce matin qu’on a ete leur rendre visite : comment dire… Inoubliable ! Qu’est ce qu’ils sont beaux ces gros nounours noirs et blancs ! On a vu des tous petits encore en couveuse, des « ados » jouettes et gloutons et des adultes bien gros se prelassant dans les arbres. Ils sont vraiment attachants.

On a la chance de les voir dans de grands espaces verts, on n’est pas au zoo ici, mais dans un centre de recherche : la base de reproduction des pandas de Chengdu. On apprend que la race ne disparait pas seulement a cause de la destruction de son environnement naturel, mais aussi parce que les pandas ont un leger probleme de libido !  Ils ne quettent pas quoi :-) A tel point que toutes les naissances ici sont le resultat de fecondations in-vitro. Pas etonnant qu’il n’en reste plus que deux mille sur terre.

Notre visite est emouvante et instructive. Saviez-vous que le bebe panda nait toujours super prematurement, et qu’il ne pese qu’un millieme du poids de sa mere (le plus petit bebe panda est ne avec 51 grammes !) ? On dirait des chatons. C’est pas bien plus grand, tout rose et aveugle. Assez moche en fait, mais ils commencent a ressembler a quelque chose (en l’occurence a des petites peluches) vers l’age d’un mois. C’est fou de voir une enorme maman panda avec son nouveau ne, qui tient dans la paume de sa patte !

On a aussi fait connaissance  des pandas roux, sorte de croisement entre un renard et un raton-laveur, avec des oreilles de nounours. Encore plus choux ceux-la. On en ramenerait bien un cache au milieu d’un sac de peluches ;-)

Demain, on prend la route pour Songpan, dans le nord du Sichuan, region reputee pour ses treks a cheval. On sera contents de retrouver de beaux paysages deserts apres cette parenthese urbaine… Mais tout se merite, et on en a pour 9-10 heures de bus pour rejoindre cette region reculee. Ahhh les joies du voyage!

Amis de Tao-Tao, nous vous disons a bientot :-)

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 8 h 32 min.

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Toujours Yunnan (10/09 au 12/09)

Bon… le plan de traverser les montagnes du Sichuan en longeant le Tibet n’etait pas top.

On a bien pris le premier bus, par des paysages superbes et des routes sinueuses… mais Domi a pete un plomb. Apres 5 heures de route, elle a panique, persuadee que le bus allait tomber dans le ravin. Pour sa defense, la mini route de montagne avait ete recemment sujette a des coulees de boue, et le bus n’etait pas de la toute derniere generation.

Quand on a vu un camion embourbe dans un metre de boue a quelques centimetres du bord de la falaise, Domi s’est sentie plus a l’aise en sortant du bus en faisant une de ces delicieuses crises dont elle seule a le secret.

Resultat : nous voila seuls, dans les montagnes, sur une route boueuse, sans certitude de trouver un moyen de rentrer… a 5h de bus de la premiere ville. Cool ! La seule voiture qui passe apres plusieurs heures veut bien nous embarquer pour 80 euros (ils ne perdent pas le nord, ces Yunnanais !). Apres negociations (de moi) et pleurs (de Domi), on s’en sort pour 25 euros. Enfin, ca nous permet de retrouver la ville de Shangri-La et de calmer un peu Domi :-)

Bref, retour au point de depart. Et xieme changement de plan : demain on prend l’avion pour Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. On espere que le vol se passera bien…

Ca me fait bien raler, parce que cette partie de la Chine me plaisiat vraiment… pour me venger, j’ai donc decide de me laisser pousser la moustache.

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 8 h 16 min.

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Yunnan (du 02/09 au 09/09)

Desoles pour le retard, mais la Chine censure beaucoup internet… notre blog y compris.  Allez savoir pourquoi ! Bref, mettre a jour le blog demande a Pierol toutes ses competences en chipotage informatique… et pas mal de temps.  Mais ca marche :

Le train Chinois… On le redoutait, on l’aura finalement adore ! Bon evidemment, en 1ere classe on n’a pas pris beaucoup de risques non plus :-) Pas de populace crachottante, de toilettes debordantes ou de banquettes dures en bois. Non non, on a eu tout le confort necessaire aux 18 heures de trajet entre Guilin et Kunming.
 
Nous voici donc a present dans la province du Yunnan. Kunming, grosse grosse ville, ne nous a pas vraiment plu . A part la visite d’un premier temple chinois tout colore, on ne s’y est pas attardes. On a trace direct vers Dali, plus a l’ouest.
 
Dali, au contraire, c’est vraiment joli. Fort touristique, mais la ville, entouree d’une grosse muraille medievale, avec ses ruelles en paves, et entouree de montagnes est tres plaisante. On ne compte plus les boutiques (hors de prix ! On ne vous proposera pas d’artisanat pour le moment), les bars et restos mais ca reste sympa, c’est plein de touristes chinois, apres tout, ils font aussi partie de notre decouverte :-) 
 
Les montagnes aux alentours invitent a une petite rando… enfin pas si petite puisque le telesiege qui mene au sommet est ferme et qu’on y monte donc a pied ! Sept heures de ballade quand meme, mais quelle ballade ! On est quasi seuls, l’air est sain, la vue et le temps fantastiques. A certains endroits, on se croirait dans un film et on s’ imaginerait bien etre les disciples d’un vieux maitre moustachu qui nous apprendrait le kung fu et la force interieure dans son pavillon en haut de la coline… Il nous faudrait gravir a grande vitesse les escaliers de la montagne sacree, franchir des torrents, mediter sous les arbres moussus, tout ca avec un grand dragon tatoue dans le dos bien sur ;-) C’est chouette la Chine.
 
Apres Dali, on rejoint Lijiang, autre petite bourgade faussement vieille, un peu un EuroDisney  a la chinoise. Plein de jolies maisons traditionnelles, des petites ruelles pietonnes pavees, des petits ponts au dessus de ruisseaux… et moultes boutiques, encore ! On goute a toutes sortes de babioles dans les stands de rue, on se perd dans les impasses, on regarde perplexes les petits enfants qui font popo sur les trottoirs, etc…

On n’est pas restes tres longtemps sur place, c’est bien joli mais Lijiang n’est pas ce qu’on peut appeller une ville authentique. Ce sera notre base pour notre randonnee dans les « gorges du saut du tigre », qui commence a Qiaotou, a deux heures de bus de la.
 
Le debut de la rando s’annonce sympa, il fait beau et on s’enfonce doucement dans la montagne, par des chemins escarpes surplombant les gorges. Mais apres quelques heures de marche, on dechante : grosse averse ! Juste quand on s’appretait a franchir un col difficile ! Ca grimpe, c’est boueux et ca glisse, mais on s’accroche et on arrive en haut tout mouilles et grelottants. Heureusement, le temps change vite en montagne et on finira les 7 heures de rando avec un soleil radieux et une recompense de taille : la vue de notre chalet est absolument splendide ! Et le pied : notre lit a un matelas chauffant :-)
 
On avait prevu de marcher 6 heures de plus le lendemain, mais on rencontre en chemin un petit groupe qui redescend vers Qiaotou en minibus. Ca nous permet de faire quelques economies, de nous reposer les pattes et surtout de repartir directement sur Shangri-la sans repasser par Lijian.

C’est de ce beau village proche du Tibet qu’on ecrit aujourd’hui. On est sous le charme, c’est beaucoup moins touristique, moins bonde, tout est plus calme, plus vrai. On a apercu nos premiers yacks… et on les a goutes aussi. Ben oui, et c’est de-li-cieux ! Mmmmh le boeuf argentin a du soucis a se faire :-)

On sent qu’on est dans les montagnes. Le climat a bien change : finis les debardeurs, on a du s’acheter des polars et vestes de ski : on est quand meme a 3200 metres d’altitude. Quand le soleil se pointe, c’est super agreable, on se croirait aux sports d’hiver, entoures des montagnes et des petits chalets en bois !

Il n’y a pas que le temps qui change. Les gens sont plus montagnards, les bebes et les femmes ont les joues toutes roses, on dirait des poupees. Les petits vieux regardent tranquillement passer les touristes sur la place du village et se cachent quand on veut les prendre en photos. Les lieux de culte sont aussi tres differents. Ici c’est moulins a prieres et milliers de petits drapeaux de couleurs flottants au vent. On n’a pas encore ete visite de lamasserie mais on aura surement l’occasion parce qu’on n’est pas pres de quitter la region !

On a change nos plans. Completement sous le charme, on va longer pendant une semaine la frontiere tibetaine a la recherche de petits villages perdus et des paysages purs. On prevoit d’arriver a Chengdu, dans la province du Sichuan vers le 19/09. La route sera longue et probablement dure (rien que demain, on en a pour 12h de bus ) mais elle fait l’unanimite : c’est a ne pas rater !

En plus, on ne sera pas seuls, on se lance dans cette petite expedition avec Gaby et Alonso, un couple austro-espagnol bien sympa deja rencontre a Dali.  On va donc repasser au dessus des 4000 metres, mais on n’avait pas trop souffert dans l’Altiplano… ca devrait aller.

Pour ma part, je suis un peu inquiete de l’etat des routes (ca va sinuer sec a flanc de montagne), mais les bus sont en bien meilleure condition que ceux qu’on a pu prendre au Perou ou en Inde… donc on respire et on se lance… :-)

Nous voila donc pares pour une belle aventure.  On est super enthousiastes, d’autant plus qu’on a du se resigner a laisser tomber notre trek en Mongolie (difficultes avec les visas et la logistique).

Un gros steak de yack nous attend ce soir au coin du feu… on en salive deja ! A dans une dizaine de jours pour un compte rendu de cet episode quasi tibetain.

Bizatous

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 16 h 26 min.

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Sud de la Chine : Xingping et Yangshuo (27/08 au 01/09)

Un bus de nuit tout confort nous conduit de Shenzhen (frontiere avec Hong Kong) a Yangshuo, notre premiere etape Chinoise.

Dans le bus, pas de places assises : tout l’interieur est amenage en couchettes, tres serrees mais hyper confort et propres. Les draps sentent bon, on retire ses chaussures en entrant dans le bus pour ne pas salir le parquet (sisi !) et le couchage d’1m65 est limite trop petit mais moelleux. On se croirait presque au Japon…

Douce nuit donc. C’est vers 6h que nous ouvrons les yeux, et le spectacle au dehors est encore plus beau que ce qu’on avait imagine : la region de Guilin est connue pour ses formations karstiques ou pains de sucre, comme on dit parfois. Ce sont des centaines de pics qui sortent de terre, alignes sur des kilometres qui jouent a cache-cache dans la brune matinale.

De Yangshuo, on continue direct en bus local vers le petit village de Xingping, qui est moins touristique. On a besoin de calme et de nature… Ca tombe bien, c’est exactement ce qu’on y trouve !

Premier contact avec la Chine reussi : meme si on ne comprend absolument rien a ce que nous racontent les gens, les chinois d’ici ont l’air gentils, la campagne est belle et sereine et la nourriture semble prometteuse.

On a profite de la quietude de Xingping pendant 3 jours. Balades en barque de bambou sur la riviere Li, decouverte des environs en velos, randos a travers les vergers et les rizieres, quelques contacts rigolos avec les locaux… Toujours avec ces mysterieuses collines en toile de fond. Puis beaucoup de dodo aussi. Il faut dire que notre auberge est calme, ( ici, personne ne vient crier sous notre fenetre a toutes les heures) et le lit moelleux : ca invite a un peu de farniente :-)

Il y a 2 jours, on a trouve une balance. On n’a pas pu resister. Verdict : ex-aequo, en 10 mois, c’est 10 kg en moins chacun ! Un bonheur pour moi qui jubile a la vue du chiffre commencant par 5… Un peu moins drole pour Pierol qui lui n’avait pas besoin de ce regime force et qui a un peu du mal a se faire a sa nouvelle silhouette de speculoos de 66kg. Le challenge pour lui sera donc de se goinfrer d’un maximum de specialites locales bien grasses, histoire de se remplumer. Au vu des quantites servies dans les restos ici, ca ne devrait pas etre trop dur …

Hier, retour sur Yangshuo la bruyante. Le paysage est toujours aussi magnifique, mais la petite ville est completement envahie de touristes et malheureusement de toutes les horreurs qui vont avec (boites de nuit glauques, bars bruyants, fast food a tous les coins de rue, etc). Mais on n’est pas la pour ca, nous on passe la journee loin du bruit : Pierol s’offre une sortie escalade !

Pour une premiere sortie en falaise, ce fut plus que memorable : paysages extraordinaires de pics, de rivieres et de rizieres… Et premiere grimpette a plus de 25m.  Le tout sous-entraine, mais je m’en suis sorti :-).  Franchement, a tous les grimpeurs qui me lisent : venez a Yangshuo, c’est vraiment le paradis !

Ce soir, on embarque dans un train au depart de Guilin. 18 heures de route pour atteindre la province du Yunnan, aux portes du Tibet, ou nous attendent belles randos dans les montagnes, lamasseries et degustations de thes. Allechant n’est-ce pas ?

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 4 h 39 min.

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Hong Kong : Oh la belle surprise ! (26/08 et 27/08)

Mais qu’est ce qu’on fait a Hong Kong ? C’etait pas au programme nous direz-vous. Juste, mais apres avoir etudie les possibilites de rejoindre la Chine en bus/train/4×4 depuis le Nord-Est de l’Inde, et s’etre rendu compte que le passage Tibet-Chine etait quasi impossible, on a decide de quitter l’Inde par avion. Et la destination la moins chere et la plus proche de la Chine, c’etait Hong Kong. Tout betement.

Atterissage apres quelques 5h30 de vol de nuit… sans fermer l’oeil pour ma part, ma phobie de l’avion ne faisant qu’empirer (preparez-moi un bon psy au retour svp) ! A peine le temps de poser nos bagages dans le quartier le moins cher de Hong Kong (qui rappellons-le est une des villes les plus cheres du monde), on repart illico pour etre au rendez-vous fixe avec Agnes et Thomas, les amis parisiens qu’on a deja croises dans 3 pays. Et la, surprise : on tombe nez a nez avec eux dans la rue, mais totalement par hasard car on n’est ni a l’heure ni au lieu de rendez-vous convenu ! On peut le dire : le monde est vraiment tout petit !

On monte donc tous les 4 dans un ferry, direction Victoria Peak sur l’ile centrale pour admirer la baie depuis le haut des collines.  Nous on loge sur Kowloon, c’est l’ilot juste en face. Notre quartier, c’est du luxe en puissance 10 : Gucci, Rolex, Vuitton et tout le toutim a tous les coins de rues. Pourtant, au milieu de ce temple du materialisme, on trouve une tour. Une tour enorme, remplie de guesthouses pas cheres ! C’est donc la que se concentre le Hong Kong « cheap », peuple d’Indiens (au secours, encore eux !) et d’Africains. Surprenant.

Les moyens de transports ici sont extremement bien organises : de nombreux ferrys deservent toutes les iles, il y a plein de bus, de trams, et peu de voitures. Il est rare d’attendre plus de 5 minutes pour une correspondance. Et puis, tout peut se faire a pied, le nez en l’air a scrutter les gratte-ciels. Et quels gratte-ciels ! Wow…

Vu d’en haut, Hong Kong est vraiment impressionnante. C’est la qu’on se dit que le moderne peut etre beau quand meme. C’est enorme, completement fou, les buildings sont colles les uns aux autres, mais ils ont tous quelque chose d’unique qui les rend interressants. Le melange de cette jungle de beton accrochee aux collines verdoyantes avec la mer et les bateaux en toile de fond est etonnament bien reussi. C’est bien beau tout ca. Et vu de nuit, re-wow :  les neons scintillent de mille feux et les ombres colorees des buldings se reflentent dans la mer. Il y a meme un light show organise tous les soirs ! C’est tape a l’oeil mais feerique… et le spectacle est gratuit !

Le soir, on a fait connaissance avec Eric, un francais qui habite et travaille sur place. Il est tombe amoureux de sa ville d’adoption et s’amuse a nous faire une petite visite guidee du quartier des affaires. On le suit de building splendide en building encore plus splendide, en passant par la rue des bars chicos : tout n’est que luxe, design, bon gout… C’est limite trop beau! Et quelle chance de tomber sur un passionne pareil ! Un grand merci en passant Eric, si tu nous lis : Pierol a vraiment apprecie sa vodka a -20 degres dans le bar de glace :-) Malheureusement, mes 40h sans sommeil commencent serieusement a se faire sentir, et on rentre comme des zombies dans notre micro-chambrette au 15eme etage (2m x 3m, a tout casser)…

Franchement, Hong Kong, on aime bien. Apres l’Inde chaotique et archaique, ce bol d’air pur (franchement, pour une grosse ville, ce n’est pas pollue du tout), de proprete et de modernite nous a fait du bien. On ne s’attendait a rien en particulier, n’etant pas tres interesses a la base par une ile sur-construite, on est donc doublement agreablement surpris. On a meme hate d’y retourner dans un mois pour decouvrir la partie plus verte. Parce qu’Hong Kong, c’est aussi des iles beaucoup plus calmes ou on peut trekker et visiter des petits villages de pecheurs. Un beau melange on vous a dit :-)

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 15 h 42 min.

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Fin du Radjasthan et bilan Inde (du 19/08 au 25/08)

La boucle est bouclee : nous revoici a Delhi, apres 12 jours de periple au pays des Rajpoutes.

On vous avait laisses a Udaipur… On y est restes 3 jours, histoire de flaner dans les rues etonnament plus propres qu’a l’habitude (bon, ca reste l’Inde), faire un peu de shopping et se reposer les intestins (on n’est plus si copains avec les palak paneer et autres malai kofta). L’attraction touristique de Udaipur nous a un peu decus : le City Palace est si tristounet qu’on n’a pas pris la peine de visiter les autres sites.

L’etape d’apres, le petit bourg de Bundi, ne nous a pas fait forte impression non plus. Le palace et le fort ont du etre grandioses a l’epoque, mais tout est laisse a l’abandon, et la splendeur des lieux est a present enfouie sous le guano (crottes de chauve souris, faut il le repeter ?). Franchement, c’est triste, car le potentiel est enorme. La balade est sympa mais on n’est pas sous le charme comme a Jaipur ou Jodhpur.  Peut etre un peu blases ? Ou lasses ? Qui sait.

La route est longue jusqu’a Agra (on doit la faire en 2 jours) et notre chauffeur, bien que gentil, ne nous parle pas. Vous comprenez notre lassitude…

Sur la route d’Agra, on s’arrete a Fatehpur Sikri, une anciene citadelle erigee par un roi musulman, et la, ouf, la magie revient :-) L’ensemble est vraiment tres beau, les gravures, la couleur orangee des pierres, les petits jardinets bien entretenus. Passe l’enervement de devoir remballer une bonne demi-douzaine de guides bidons, on profite de la serenite du lieu.

Le dernier jour, on decouvre un Taj Mahal splendide a 6h30 du matin, sans trop de touristes. On l’attendait celui-la, c’est le monument le plus visite de l’Inde !

Pour les non-inities, la legende raconte que ce palais, qui est en fait un enorme tombeau, fut construit pour qu’y repose la femme d’un Maharadja. Celui-ci etait si triste de la mort de cette epouse qu’il aimait tant, qu’il entreprit ce chantier gigantesque a sa memoire. La version moins romancee est que le bonhomme etait un brin megalo, mais nous on aime mieux l’histoire d’amour :-) Et c’est vrai que c’est emouvant de se retrouver tout petit devant ce monstre de marbre blanc et de penser que tout ce qui nous entoure est du a l’amour fou de ce maharadja et a la tristesse inconsolable de son deuil.

On n’aura pas le temps de voir autre chose a Agra, il nous faut reprendre la route pour la capitale. Embouteillages monstres (4 heures de surplace dues a de betes travaux organises a l’indienne : pelles mecaniques au milieu de l’autoroute sans deviation, camions de gravats en travers de la chaussee, ouvriers discutant en groupe au milieu du trafic !!!) + pluie diluvienne : welcome back !

On reprend l’avion ce soir pour Hong Kong, il faut l’avouer, un peu soulages de quitter ce pays. Pas qu’on n’ait pas aime l’Inde, mais il y a un cote enervant a la mollesse (et l’idiotie, ne machons pas nos mots) de la plupart des Indiens.

Marre de la crasse, marre des crachats, marre des regards lourds, marre des accueils nonchalants, marre du bruit, marre du monde et de ce grand desordre ambiant.

C’est pas tres rejouissant comme article, n’est ce pas ? C’est vrai, l’Inde a des cotes magnifiques, comme ses vestiges, son artisanat et sa gastronomie… mais le day-to-day est vraiment irritant. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est parce qu’ils sont pauvres, c’est surtout parce que sur beaucoup de points, les indiens se refusent a evoluer et ne font rien pour ameliorer leurs conditions de vie. Quant aux babas cools qui diront que le charme de l’Inde, c’est justement ses quartiers crasseux, ce « joyeux bordel » sur les routes et l’odeur des egouts qui se mele a celle des epices, on leur dira de fumer un peu moins la moquette ! Personne ne peut cautionner un laxisme pareil !

L’Inde en y repensant, c’est un gros gachis. Un pays qui a tellement a offrir, tellement de potentiel, mais qui se pourrit tout seul.  On reverait bien d’une Inde ideale, mais il faudrait pour cela une prise de conscience collective qui a notre deception n’arrivera pas de si tot…. Ahhh si seulement…

Si seulement les vaches n’etaient plus considerees comme sacrees. Il y aurait moins d’accidents sur les routes, moins de bouses dans les ruelles, moins de mouches aux stands de rues et de vrais hamburgers de boeuf au  Mc Do de Delhi :-)

Si seulement le systeme de castes etait aboli ! Il n’y aurait plus de miserables, de moins que rien, qui acceptent leur condition car « c’est leur destin ». Et qui du coup ne vous remercient pas quand vous leur donnez quelque chose, puisque finalement, ils ne font que leur boulot, c’est normal d’etre paye a etre pauvre (ca irait bien dans un texte de Didier Super, ca). Les parents auraient plus d’ambition pour leurs rejetons que de les faire devenir mendiants a leur tour. Les gens auraient peut etre plus de volonte de s’en sortir s’il n’y avait plus cet archaique systeme de castes.

Si seulement… les indiens faisaient moins d’enfants ! Deja ils arreteraient de se mettre eux meme des difficultes financieres sur le dos, mais surtout, moins de gens = moins de dechets, moins de trafic, moins de pollution, moins de pauvrete et moins d’accidents. Pourquoi continuer a faire augmenter la taille d’une population qui ne s’en sort deja pas ? L’Inde s’en sortirait bien plus vite si ils arretaient de faire tant d’enfants.

Si seulement… Il avait des poubelles ! Et des entreprises de ramassage des dechets ! Finies les rues-depotoirs, finies les odeurs de pourri. Les gens prendraient l’habitude de vivre ailleurs que dans la crasse et auraient peut-etre une meilleure estime d’eux-memes. Ils prendraient un peu plus soin de leurs habitations. Leur qualite de vie en serait amelioree. Ah, si seulement le gouvernement daignait prendre cette problematique en mains.

Si seulement… on arretait ce foutu systeme de dot lors des mariages ! Avoir une fille ne serait plus un fardeau, on n’avorterait pas a l’annonce d’un bebe de sexe feminin, on ne traiterait plus les petites filles comme des esclaves, il n’y aurait plus de meurtre de jeunes epouses dont la dot tarde a arriver dans la famille du marie. Le taux de femmes ne serait alors plus aussi desesperement bas, et les hommes ne seraient pas aussi desesperes, en manque de femmes. Plus de trafic de femmes, plus autant de violence, plus de devorage des yeux tels que les indiennes se sentent parfois obligee se voiler entierement. Si seulement il n’y avait plus cette dot, cela retablirait l’equilibre homme-femme dont l’Inde a besoin.

Si seulement tellement de choses ici en Inde … Impossible de passer par ici sans penser a tout ca. La liste de tout ce qui choque ou enerve est longue, tres longue, et le debat le serait tout autant. En parler ici sur ce blog ne changera pas les choses mais il est bon de savoir que tout n’est pas qu’emerveillement dans ce voyage. Tout ce qu’on peut faire, c’est esperer que l’Inde moderne se rattrapera vite dans des domaines aussi elementaires que l’education, l’environnement et -surtout- la volonte de s’en sortir (le « shanti shanti on espere que ca ira demain », c’est penible a la longue). Mais franchement, il y a du boulot.

Enfin, a quelques heures de notre vol pour la Chine, Pierol concluera delicatement : « Putain, ils ont pas interet a m’emmerder, les Chinois ! »

Publié il y a 8 ans, 3 mois à 12 h 58 min.

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Forteresses et palais : ca continue ! (du 15/08 au 18/08)

On en fait des kilometres bien cales dans notre carosse ! Les distances entre les villes ne sont pourtant pas enormes mais avec une moyenne de 30km/h, il faut compter entre 3 et 6 heures entre chaque etape.  C’est long.  Mais c’est beau. Le Rajasthan qu’on decouvre est tout vert, et ca etonne ! On s’attendait a du desert aride, a de grandes etendues seches, c’est tout le contraire. La saison des pluies a ete bonne et ce ne sont pas les buffles d’eau qui s’en plaindront : on les voit se pavaner dans les flaques  partout le long des routes. Joli spectacle.

En route vers Pushkar, on s’arrete au petit village de Roopangarh ou les gens n’ont manifestement pas l’habitude de voir des touristes. On se retrouve a arpenter les jolies ruelles avec un essaim grandissant de gamins qui s’aggripe a nos jambes. C’est la cohue, tous veulent poser pour la photo, ils se montent dessus, se poussent et se bagarrent. C’est super comique mais fatiguant. On a quand meme tenu une heure a jouer les photographes de cours de recre !

Ca creuse toute cette agitation et Pierol repere des petits beignets frits a la cahute du coin. Le vendeur le met en garde, ca risque d’etre legerement epice, mais vous connaissez le zigoto : un defi bouffe a relever ? Youpiiie, c’est parti ! Je vous laisse juger du resultat par la photo ci-dessous. Bien entendu, tout le village etait mort de rire :-)

Heureusement, on a l’air co dans la voiture, et ca aidera Pierol a refroidir avant d’arriver a Pushkar.

Pushkar est une ville pieuse, on y voit plein de gens allumer de l’encens et faire des offrandes le long des ghats (ces escaliers qui menent au lac), et il y a des regles a respecter : pas de chaussures a proximite du lac sacre, pas de cuir, pas de nourriture, tenue vestimentaire stricte  etc… Nous on respecte, mais certains touristes ont du mal avec la crasse ambiante et refusent d’oter leurs chaussures. Veritable offense ! C’est pas tres cool, il faut se faire au pays qu’on visite, ou alors on ne le visite pas! Nous on observe tout ca tranquilou, assis sur les marches.

La ville est malheureusement reputee pour ses arnaques aux offrandes. Les touristes se font souvent avoir et quittent generalement Pushkar delestes de quelques milliers de roupies et fort frustres. Mais nous, on a eu de la chance. Soit il est ecrit sur notre front qu’on voyage depuis longemps et qu’on ne nous la fait plus, soit les locaux etaient simplement trop mous pour essayer de nous arnaquer. Toujours est il qu’on a pu profiter de l’ambiance sans un seul enquiquineur en vue, et on en est ravis.

Par contre, pas de photos de cette etape. On ne voulait pas etre assimiles aux touristes Japonais mitraillant l’endroit sans se soucier des visages decomposes des fideles a la vue de leurs chaussures en ce lieu saint.

Le jour suivant, on file vers un autre grand nom du Rajasthan : Jodhpur dite la bleue et sa magnifique forteresse-palais. Encore un site grandiose, finement decore, ou on imagine bien les querelles entre clans voisins au sujet des belles epouses des Maharadjas. Des murailles, on apercoit la ville avec toutes ses petites maisons bleues, du plus bel effet. Et en se perdant dans les mini-ruelles, on arrive meme a trouver un peu de calme, ouf.

Visite/petit tour en ville/dodo/route, c’est notre routine, et c’est deja reparti pour Ranakpur, ou nous attend un ensemble de temples Jain (les Jains sont une petite minorite religieuse aux idees sympas : vegetaliens strictes, amis de tous les etres vivants, ils portent des masquent pour eviter de tuer un insecte en l’avalant. Ils balayent devant eux a chaque pas pour n’ecraser personne. Ils sont non-violents et pratiquent la meditation. Des gentils bonshommes quoi) . Le temple tient ses promesses : c’est superbe, tout est construit en marbre blanc eclatant, on y trouve des sculptures, des colonnes dentelles, un travail d’une finesse extreme.  On admire en silence.

Notre hotel a Ranakpur est un peu glauque mais on y rencontre un couple de routards espagnols tres sympas, a qui on propose de faire un bout de chemin avec nous.  C’est donc avec eux qu’on decouvre le lendemain la forteresse de Kumbalgarh, sur la route vers Udaipur. Un vrai coup de coeur ! Deja on aime le nom :-) KUMBALGARH. Ca fait tres Seigneur des Anneaux… et puis la region est vraiment superbe. On s’offre donc quelques heures de promenade, ca fait du bien de se bouger un peu !

On est arrives a Udaipur hier soir et avons deniche une super chambrette pour 3 sous (serieusement… 3 euros!). La ville nous plait bien, on va donc trainer un peu ici. Probablement 3 nuits.

Compte rendu au prochain numero :-)

Publié il y a 8 ans, 4 mois à 10 h 50 min.

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L’Inde des Maharadjas : Jaipur (13/08 et 14/08)

Il nous aura fallu comme prevu 5 heures indiennes (donc 7h30 !) pour rejoindre la capitale du Rajasthan : Jaipur, la ville rose comme on la surnomme.  Mais on ne va pas se plaindre, on est loin des trajets en bus habituels. Super confort notre petite Ambassador qui slalome entre les scooters, les camions fous, les carrioles tirees par des chameaux … et meme les elephants sur l’autoroute ! Et puis, Barath, notre chauffeur parle un peu anglais (ouf) et n’a pas l’air contraire.  C’est deja ca.

Route assez sympathique donc, si on met de cote les trombes d’eau qui nous sont tombees dessus a l’entree  de Jaipur. On a eu un petit coup de chaud, on a cru que la mousson meurtriere du Pakistan avait change de cap :-( Rues inondees, egouts debordant jusqu’aux genoux, dechets flottants… pas tres rejouissant tout ca. Mais le temps change tres vite et on a pu visiter le vieux quartier de Jaipur l’apres-midi sous seulement quelques goutelettes.

Par chance, on tombe juste pour le festival du « Teej« , qui celebre la fin de la mousson (etait-ce donc la derniere drache ? on l’espere…). Les festivites ne durent que deux jours, et on est en plein dedans: defile de Gilles de Binche locaux, danses traditionnelles, parade d’elephants et de chameaux pares de leurs plus beaux atours, etc… Le tout en fanfare et costumes flamboyants, un pur regal pour les yeux ! On admire tout ce gentil bazar depuis le toit de l’office du tourisme ou on nous offre meme des petits gateaux… Sympa.

On a bien choisi notre hotel : superbe deco, coin tranquille et proprete irreprochable… franchement un rapport qualite-prix auquel on ne s’attendait pas en Inde !

Ce matin, en route pour la forteresse d’Amber, aux portes de Jaipur. Waouw ! C’est grandiose. Quelle bande de megalos ces Maharadjas ! Enooorme palace entoure d’une muraille de 10km en plein dans les montagnes. La vue du haut est vraiment superbe, et l’interieur du palais est digne d’un conte des 1001 nuits. Murs recouverts d’argent et de miroirs, fresques et arabesques… On ecoute avec attention les histoires sur les 12 femmes du maitre des lieux. Rien que ca :-)

Toute la journee, on se ballade dans la ville : fort de Jaigarth, City Palace, Palais des Vents. Le programme est charge, on est donc bien fatigues, d’autant plus qu’il ne faut pas oublier qu’on est toujours en Inde, avec son lot de rabatteurs, de mendiants, de vendeurs-harceleurs, d’embouteillages et de pollution !

Du contraste donc, encore et toujours. En tout cas, ce premier petit morceau d’Inde du Nord nous plait beaucoup. On a hate de decouvrir la suite… Cap sur Pushkar demain matin.

Publié il y a 8 ans, 4 mois à 14 h 56 min.

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Hampi, Badami et Goa (du 05/08 au 11/08)

Quelle course !

Apres avoir finalement obtenu notre billet Bangalore-Hampi grace au quota d’urgence, nous voila a Hampi, petite bourgade en bordure d’un magnifique site archeologique. 

La campagne environnante est tout simplement epoustouflifiante de jungleur.  Serieusement, c’est magique : paysages verts parsemes d’enormes formations rocheuses, de petits sentiers de terre rouge flamboyant, de palmiers par milliers, de buffles paissants, le tout arrose par quelques rivieres sinueuses.  Et pour ne rien gacher, ca et la, de magnifiques vestiges de temples hindous dedies a Vishnu, Krishna, Ganesh et tous leurs potes.  Splendide, on ne vous dit que ca !

On est au paradis, seuls dans ces decors gradioses qu’on prend plaisir a decouvrir en sortant des sentiers battus.  En tout, on aura passe la trois jours d’exploration, de shopping pour la boutique… et de repos pour Pierol qui s’acclimate moins bien que prevu a l’hygiene alimentaire indienne.

Cap ensuite sur Badami, 6 heures a bord d’un bon vrai bus indien pourri :-).  L’avantage des transports locaux c’est qu’on y fait toujours des rencontes rigolotes, surtout que les indiens sont treeeees curieux.  On ne les comprend pas toujours parfaitement, mais les echanges sont sympas. 

Arrivee a Badami, donc.  Horrible village.  Pour resumer : trottoirs ressemblant a des depotoirs, cochons baignant dans des flaques de crottes, enfants jouant avec les cochons dans les dites flaques, circulation impossible, et nuisances sonores insupportables… c’est tout ca, Badami.

Mais c’est aussi un site incroyable quand on s’eloigne du centre.  Des grottes-temples creusees a meme la montagne avec des gravures de divinites hindoues et des hordes de singes s’improvisant gardiens.  Un lac artificiel autour duquel tout le monde s’agite : on y lave son linge, ses vaches, soi-meme… Resultat : la couleur de l’eau a largement perdu de son naturel, et de la mousse verte fluo s’agglutine par endroits, mais vu de la colline l’ensemble reste superbe.

A quelques dizaines de kilometres de Badami, se trouve Pattadakal, un autre site dont on ne vous donnera pas l’historique, tellement on a du mal a s’y retrouver nous-memes.  Superbe egalement, de nouveau aucun touriste, un temps merveilleux… tout ce qu’on aime.

Le temps presse, on quitte notre hotel pourri de Badami direction Goa.  On pensait mettre 5 heures en bus direct, mais on oubliait, ici c’est Incredible India ! 9 heures et deux bus plus tard, donc on arrive creves a Panaji, capitale de l’etat de Goa. 

Ancienne colonie portugaise, cette ville est bien differente de tout ce qu’on a pu voir jusqu’ici.  Des petites eglises colorees, des rues propres, et meme quelques terrasses ou boire un verre.  Question gastronomique, on s’essaye a la saucisse goanaise, sorte de hache de chorizo a l’indienne… un vrai delice.  On y poserait bien nos bagages plus longtemps, mais notre avion pour Delhi part deja le lendemain. 

Il nous fallait poster le colis de la boutique, on n’aura donc pas eu le temps de visiter Old Goa que Domi avait tant aime il y a 4 ans, mais l’envoi d’un colis par la poste indienne est une attraction en soi.  Petit mode d’emploi :

  • Aller a la poste avec les paquets (jusque la, ca va !)
  • S’entendre dire qu’ils n’ont pas de caisses, mais qu’on peut aller faire emballer le colis dans la rue d’a cote
  • Touver l’emballeur dans la dite rue d’a cote
  • Constater que les caisses proposees sont des vieilles boites de Jack Daniels
  • Raler un peu et apprendre qu’ils vendent des belles caisses a la poste
  • Retourner a la poste et attendre qu’on daigne nous montrer les caisses neuves… qui s’averent pas bien grandes et pas bien neuves.
  • Retourner chez le petit vieux de la rue d’a cote et choisir avec attention sa caisse pourrie
  • Re-retourner a la poste avec le colis, et apprendre qu’il n’est pas reglementaire, qu’il doit etre – attention c’est du lourd ! – emballe dans un linge… de coton… blanc… cousu sur mesure !!!
  • Re-retourner chez le petit vieux qui se fera un plaisir de prendre les mesures de la caisse sous toutes ses coutures et de lui confectionner un joli petit habit postal
  • Re-re-retourner a la poste pour envoyer le colis ainsi enturbanne… par avion, parce que vous comprenez, la Belgique n’est pas desservie par bateau (?!)

Duree de l’operation : plus de deux heures, en stressant de rater l’avion.  Incredible India, disent les slogans :-)

Apres un vol mouvemente une fois de plus (saloperie de mousson), nous voici a Delhi sous la pluie et dans la crasse.  Mais pas pour longtemps, on a prevu 2 semaines dans le Rajasthan en mode luxe s’il vous plait : notre voiture avec chauffeur nous attend demain matin !

Publié il y a 8 ans, 4 mois à 14 h 03 min.

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